Par les monts et par les grèves (l’Empreinte des vagues)
« L'histoire est, comme la mer, belle par ce qu'elle efface : le flot enlève sur le sable la trace du flot qui est venu, on se dit seulement qu'il y en a eu, qu'il y en aura encore ; c'est là toute sa poésie et sa moralité peut-être ? »
Gustave Flaubert, Voyage en Bretagne, Par les champs et par les grèves
L’eau sourd de la roche d’une source enfouie au cœur de la montagne et se déploie en de multiples et fins filets, formant comme un voile de mariée. On appelle cette cascade La pleureuse. Il me plaît à rêver qu’elle se coule jusqu’en Bretagne, creusant son sillon entre les monts pour se dissoudre sur la grève et rejoindre l’océan. Elle entraîne dans son échappée les granits et les lauzes qui se mêlent aux granits de la côte pour former un sable fin, rose et nacré.
L’exposition Par les monts et par les grèves présentera une soixantaine d’œuvres des séries récentes Sixt et L’empreinte des vagues dans l’impressionnante chapelle des Ursulines de Lannion.
Selon que vous entrez dans une exposition par la gauche ou par la droite, le parcours ne sera pas le même. Par la gauche, vous suivrez le sens de la pente, descendant de la montagne vers les côtes. Par la droite, vous remonterez le cours de l’eau vers sa source. Dans tous les cas, dans le chœur, sera présenté Empreinte des vagues 38, grand triptyque que j’ai évoqué dans la newsletter précédente. Il a été conçu spécialement pour l’exposition.
J’espère avoir le plaisir de vous rencontrer bientôt à l’occasion de cette exposition.